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Depuis 2014, la compagnie des chimères intervient auprès de tous les 5e du Val de Morteau pour les sensibiliser aux risques des violences quotidiennes et du harcèlement à l’école. La semaine dernière, les jeunes des collèges de Morteau et Villers-Le-Lac ont participé à une séance de théâtre forum baptisé « Bonnet Man ».

La scène est fictive mais proche de ce que pourrait subir un élève en situation de harcèlement : « Simon est un jeune garçon qui se fait moquer par un camarade en raison de son bonnet. Si au départ la moquerie se veut drôle, les spectateurs assistent à une évolution tragique de la situation : violences verbales, violences physiques, répétitions, humiliations, méchanceté, peur, mal-être, jusqu’au « craquage » de cet enfant ». 

A travers un atelier ludique, ces scènes invitent les adolescents à s’interroger sur les valeurs telles que l’écoute, le respect, l’empathie et la citoyenneté. Selon la méthode originale et inédite du théâtre forum, les élèves sont invités à interrompre le jeu à tout moment, proposer une solution et venir l’expérimenter sur scène en remplaçant ou en ajoutant le personnage de leur choix et ce pour mettre fin à cette situation de harcèlement.

Les éducateurs iront à nouveau à la rencontre des élèves sous 3 semaines dans les classes afin d’échanger avec eux sur leurs ressentis, ce qu’ils ont pu retenir et les moyens mis à leur disposition pour lutter contre ce fléau.

C’est une mère en colère et désespérée que la rédaction de Plein Air a rencontré. Elle dénonce la décision de justice qui est dernièrement tombée et la manière dont celle-ci s’est prononcée sur l’affaire de harcèlement, dont son fils, Bryan, a été victime en 2019.

Trois années après les faits, celle-ci a condamné à un préjudice symbolique de 1 euro et 45 heures de travail d’intérêt général les trois élèves agresseurs. « La vie de mon fils ne veut pas mieux que cela ? » s’insurge Vanesse Petite. Rappelons qu’en 2019, à l’internat, au lycée Professionnel Toussaint Louverture, trois pensionnaires avaient fait comme souffre-douleur un des leurs. Ce harcèlement aurait duré deux ans. C’est un ami de la victime qui a dénoncé les faits lors d’un  repas de famille.  Il est évoqué des brûlures aux mains, des coups de couteau dans le dos, du viagra dans un verre d’alcool, des bousculades et des vidéos de ces scènes de maltraitance, diffusées sur les réseaux sociaux.

2500 euros de frais d’avocat

Trois ans après les faits, la maman de Bryan dénonce « une justice mal faite ». Elle pointe « une non-reconnaissance de la victime » et « une réparation qui n’est pas à la hauteur du préjudice subi ». Pour cette mère de famille, la coupe est pleine lorsqu’elle apprend qu’on « lui reproche de ne pas avoir vu » la violence que subissait son fils de 17 ans à l’époque des faits. Elle se sent seule et démunie. « Mon fils n’a jamais été entendu par la justice. Mon avocate, mon fils et moi n’avons jamais été convoqués à la première audience. Tout s’est fait sans nous » explique-t-elle. Et de poursuivre : « je me battrai jusqu’au bout. Je lui ai promis ».

Epuisement

Cette femme évoque « un véritable épuisement mental et physique ». « Impossible de tourner la page ». Le déplacement aux urgences de l’hôpital de Pontarlier, les brûlures sur le corps de son enfant, … elle n’a pas oublié. Elle déplore également le manque d’empathie de la direction de l’établissement scolaire dans lequel Bryan était scolarisé. « Ils n’ont jamais pris de nouvelles. Par contre, ils n’ont pas oublié de m’envoyer un huissier de justice pour la facture de l’internat que je n’avais pas payée » conclut-elle.

L'interview de la rédaction

Une femme a déposé plainte au commissariat de Pontarlier ce jeudi pour un harcèlement psychologique qu’elle subit depuis octobre 2021, date de la séparation de son conjoint. Ce dernier aurait exercé de très nombreuses pressions et menaces par téléphone, ce qui a été corroboré par différents témoignages. L’homme a nié les faits et a tenté de se justifier. Présenté ce jeudi devant le magistrat, il a été placé sous contrôle judiciaire strict et sera jugé en février 2023.

La Ville de Besançon a décidé de décliner sur son territoire le dispositif « Angela ». Mis en place à l’étranger  et sur d’autres territoires français, il vise à lutter contre le harcèlement et plus généralement les violences sexistes et sexuelles, en créant des lieux refuges. Cette action, qui débutera le 25 novembre prochain, journée de lutte contre les violences faites aux femmes, est menée en partenariat avec le Centre d’Information sue les Droits de Femmes et des Familles (IDFF) et l’Union des Commerçants de Besançon.

Aujourd’hui, une cinquantaine de commerçants se sont montrés intéressés. D’autres devraient leur emboiter le pas. L’objectif étant qu’entre le 15 septembre et le 15 octobre,  ils suivent une formation de sensibilisation dispensée par le Centre d’Information sue les Droits de Femmes et des Familles pour mieux appréhender ces situations difficiles. Concrètement, lorsqu’une personne, qu’il s’agisse d’une femme ou d’un adolescent, sera harcelée ou victime de violences dans l’espace public, elle pourra demander de l’aide auprès des commerces, restaurants et bars partenaires. Il lui suffira d’exprimer le nom de code « où est Angela ? ». Les lieux seront alors reconnaissables par une affiche ou un macaron sur leur vitrine. Ces derniers seront alors en capacité de mettre la personne en sécurité, appeler la police ou la faire sortir par une autre porte, tout en lui donnant les premières informations nécessaires pour se protéger.

La Ville de Besançon rappelle qu’il est encore possible de s’engager dans ce dispositif. Les commerçants intéressés sont invités à prendre contact par téléphone au 03.81.87.84.77 ou par mail à didier.roulin@besançon.fr pour s’inscrire.

L'interview de la rédaction / Elise Aebischer, adjointe à la maire de Besançon, déléguée à l'égalite femmes-hommes

 

A Pontarlier, une femme a porté plainte lundi matin suite à de nombreux appels malveillants de la part de son ex-conjoint. Ce dernier a été interpellé dans l’après-midi, à 16h25 au volant d’un véhicule, alors qu’il ne possédait pas de permis de conduire. Il s’est avéré que ce même individu avait eu un accident il y a une dizaine de jours, et s’était enfui. De plus, des dossiers reçus en provenance du sud de la France ont rapporté d’autres faits similaires de harcèlement téléphonique sur une ex-conjointe. Entendu ce mardi lors de sa garde à vue, il a reconnu l’ensemble des faits qui lui ont été reprochés. Il sera présenté mercredi devant un magistrat en vue d’une comparution immédiate dans l’après-midi.  

Jusqu'au 14 novembre, les cours au centre de formation universitaire d'orthophonie de Besançon sont suspendus. Cette décision a été prise par la présidente de l'Université de Franche-Comté, qui a saisi le procureur de la république de Besançon. Ce dernier a ouvert une enquête préliminaire pour harcèlement. Il invite les étudiants qui estiment avoir été victimes de harcèlement moral de la part de l'équipe pédagogique à se manifester, et prendre contact avec le commissariat de police de Besançon par téléphone.

 

Ce sont les maîtres de stage qui ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme. Le 14 octobre dernier, ils sont une cinquantaine à avoir signé un appel, qui a été transmis à la présidente de l’Université de Franche-Comté, mais aussi à des députés, à la direction de l’école et au président du syndicat national des orthophonistes, et à l’Agence Régionale de Santé. Ils racontent l’enfer vécu par ces étudiants, pour la plupart des femmes. Vomissements, crainte d’aller en cours, boule au ventre, troubles du comportement alimentaire, troubles du sommeil, troubles dépressifs, prise d’anxiolytiques et d'antidépresseurs, la liste est très longue.

Après la suspension des cours, trois membres de l'équipe pédagogique ont démissionné de leurs fonctions au sein de l'école d'orthophonie. Le directeur en fait partie. La présidente de l'Université, Macha Woronoff, a saisi le procureur de la république de Besançon. Ce dernier a ouvert une enquête préliminaire pour harcèlement. Seulement, pour voir ces signalements aboutir, il invite les victimes à se manifester par téléphone au commissariat de Besançon, afin de permettre des poursuites pénales. Une dizaine de signalements ont été reçus, mais certains sont anonymes et d’autres prescrits, car ils datent de plus de dix ans. Pour l’heure, une enquête administrative va être diligentée afin de faire le point sur l’organisation au sein de l’école d’orthophonie.